Une esthétique du quotidien

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Mémoire de fin d’études. Mars 2008. Directeur de Mémoire : Renaud EGO , Écrivain

Le terme « esthétique du quotidien »  est le point de départ de la réflexion. Au fil des recherches que je fais sur le sujet, je m’aperçoit de l’ambiguïté d’un tel concept, et je prend peu à peu conscience de la complexité du thème choisis. Cependant il me semblait important d’aborder cette notion « d’esthétique ». Et mon mémoire a été l’occasion de m’interroger sur le sens « commun » de ce terme, comme sur sa définition plus philosophique.

Art et quotidien : Une relation complexe
Bien que ce ne soit pas le coeur de mon mémoire, il m’est apparut nécessaire de revenir sur le rapport que nous avons au quotidien en Occident,  notamment à travers la relation qu’entretiennent l’art et le quotidien. Ce détour m’a amené à peindre de manière très rapide la place du quotidien dans l’art. Ce brossage historique aura été une clé de comparaison entre l’occident et le Japon (au Japon l’opposition entre l’art et la vie n’existe pas). C’est une partie qui aurait put faire un sujet de mémoire en tant que tel et j’ai décidé de la traiter de manière réduite pour revenir ce qui me semblait être le coeur même de mon mémoire, le quotidien Japonais.

Expérience dépaysée d’un autre quotidien
En effet, c’est l’expérience que j’ai pu faire du quotidien Japonais qui me permet de comprendre d’où vient le plaisir dans le quotidien. Après avoir décrit avec précision des situations vécues au Japon – Le bain public, manger avec des baguettes, enlever ses chaussures…- plusieurs principes émergent de cette observation : le fragment , le geste – l’interaction, la porosité – la souplesse, la présentation, la fragilité, l’ordre caché- l’invisible.
Enfin, j’ai compris qu’il fallait envisager l’esthétique non pas en terme de forme mais en terme de « relation » aux objets et aux choses.

Le rôle du designer , aménager le « désordinaire »

L’expérience Japonaise et l’ analyse se cette expérience, me permettent de dégager une  démarche, une manière de pratiquer le design, qui consiste moins à produire des formes, qu’à retirer, alléger, à aménager des passages. Ce sont ces vides, ces interstices, qui permettrons à l’utilisateur de discerner dans son quotidien, les nuances, les plus infimes les différences.

Télecharger le Mémoire

Voir la vidéo d’introduction : Extrait de Sans Soleil de Chris Marker






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